M. David McGuinty (Ottawa-Sud, Lib.):
Monsieur le Président, vendredi après-midi, le ministre de l’Environnement a pris la parole à la Chambre pour déclarer que son directeur politique des affaires régionales a rencontré M. Jaffer l’an dernier.
Bien qu’il ait donné l’impression qu’il s’agissait d’un nouveau renseignement, il était en fait au courant de cela mardi dernier. Apparemment, il voulait que personne ne le sache lorsque M. Jaffer a témoigné devant le comité le lendemain. Il est temps de mettre fin à cette culture de tromperie des conservateurs.
Le ministre confirmera-t-il que son directeur politique des affaires régionales, qui vient de Calgary, a effectivement rencontré M. Jaffer ici, à Ottawa, dans le bureau de l’ancienne ministre d’État à la Condition féminine?
L’hon. Jim Prentice (ministre de l’Environnement, PCC):
Monsieur le Président, les faits concernant les activités de M. Jaffer en avril 2009 ont été portés à mon attention mardi de la semaine dernière. Les documents pertinents ont été recueillis le mercredi. Les renseignements ont été réunis et fournis à la commissaire au lobbying le jeudi. Le vendredi, j’ai informé la Chambre de l’affaire et j’ai aussi fourni les renseignements à la commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique.
Les autorités compétentes ont été informées, tout comme la Chambre. Je crois comprendre que la réunion en question a effectivement eu lieu dans ce bureau.
M. David McGuinty (Ottawa-Sud, Lib.):
Monsieur le Président, puisqu’il a voulu dissimuler les faits et en retarder la divulgation, le mea-culpa du ministre ne fait que soulever de nouvelles questions.
Pourquoi a-t-il voulu cacher la rencontre aux Canadiens pendant si longtemps? Pourquoi n’a-t-il pas admis que cette rencontre avait eu lieu dans le bureau d’Ottawa de l’ex-ministre? Au lieu de s’enfoncer dans cette culture de tromperie conservatrice, le ministre acceptera-t-il enfin de divulguer tous les documents entourant cette affaire et cette rencontre? C’est une question d’honnêteté.
L’hon. Jim Prentice (ministre de l’Environnement, PCC):
Monsieur le Président, ayant été mis au courant de ces faits mardi de la semaine dernière, je me suis acquitté de ce que j’estimais être mes obligations envers la Chambre et ses comités. J’ai recueilli les documents le mercredi. Je me suis assuré qu’il s’agissait bien des documents en question. Ils ont ensuite été livrés à la commissaire au lobbying et à la commissaire à l’éthique. Ils seront évidemment fournis au comité parlementaire.


