TORONTO ET OTTAWA— La porte-parole libérale en matière d’environnement, Kirsty Duncan, a fait la déclaration suivante aujourd’hui au sujet de la décision de Stephen Harper de sabrer les règlements et abdiquer les responsabilités du gouvernement fédéral d’évaluer les impacts environnementaux pour les projets d’exploitation des ressources naturelles :
« Sous prétexte de procéder à une “normalisation”, le gouvernement fédéral tente de se soustraire au processus d’examen environnemental, laissant ainsi les provinces se débrouiller seules. C’est très commode pour les conservateurs qui continuent de réduire les effectifs de scientifiques et d’experts environnementaux d’Environnement Canada, qui, selon les attentes, doivent faire le même travail avec moins de moyens tout en respectant de nouvelles échéances rigides. »
Le porte-parole libéral en matière de ressources naturelles, David McGuinty, a ajouté :
« Il semble qu’il s’agisse davantage d’une accélération des revenus du gouvernement conservateur que d’une importante réforme sérieuse de la réglementation. Le transfert des évaluations environnementales aux provinces, l’imposition d’échéanciers arbitraires, la censure des voix indépendantes dans le cadre des audiences – tous ces éléments représentent un plan incohérent enfoui dans un projet de loi budgétaire pour l’empêcher de voir le jour. À cet égard, je demande au gouvernement de présenter une mesure législative distincte afin de régler ces questions et de la renvoyer immédiatement à un comité législatif de la Chambre des communes.
Accorder tous les pouvoirs de décisions, relatifs aux projets de ressources naturelles, à un seul ministre ou cabinet est un dangereux coup de force qui ne peut que compromettre l’approche fondée sur des objectifs et des faits en ce qui a trait à l’exploitation de nos ressources naturelles. »
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